Julien Dray dit non au discours « anti-sarkoziste » pour la stratégie de campagne de François Hollande. Ainsi, le député de l'Essonne met en garde contre certaines facilités, comme « considérer que la campagne est jouée parce que le rejet de Nicolas Sarkozy est tel qu'il n'arrivera pas monter ». C'est pourquoi il ne se fie pas aux « instituts de sondages qui nous endorment comme ils nous avaient endormis dans d'autres périodes ». Référence un scénario type 21 Avril 2002, où le PS était arrivé en troisième position avec le FN au second tour. La « campagne électorale se joue la dernière minute » lance t-il. Visiblement encore marqué par l'élection présidentielle de 2002, Julien Dray ne veut pas « recommencer cette erreur l » avec une « campagne qui était très anti chiraquienne » qui a « un certain point de vue victimisé » l'ancien président Chirac. Par rapport aux échanges parfois musclés entre l'UMP et le PS, Julien Dray déclare que « dans une campagne électorale, il y a forcément des petites flèches, des phrases acerbes » mais que « l'essentiel de notre campagne ne peut pas porter la dessus ». Convaincu que « la gauche c'est pas simplement le rejet des autres mais c'est aussi un changement », Julien Dray invite les socialistes mettre en œuvre cette bonne résolution de campagne « dès aujourd'hui ».